• Accueil
  • »
  • Nouvelles
  • »
  • Recherche de participants qui travaillent en centre jeunesse et qui sont exposés à des incidents marquants

Recherche de participants qui travaillent en centre jeunesse et qui sont exposés à des incidents marquants

Vous travaillez dans un Centre jeunesse à Montréal ou en Montérégie? Vous avez été témoin ou victime de violence ou d’un incident marquant au travail durant les 30 derniers jours?

Nous sommes à la recherche de participants pour le projet d’étude sur l’adaptation des travailleurs en centre jeunesse exposés à un incident de violence ou d’un incident marquant.

Deux chercheurs de l’équipe VISAGE, Stéphane Guay et Steve Geoffrion, souhaitent évaluer le soutien que vous avez reçu après cet incident.

Voici une description détaillée du projet :

Étude sur l’adaptation des travailleurs en centre jeunesse exposés à un incident marquant : effets d’une intervention par les pairs

Chercheurs :

Stéphane Guay, Ph. D. Centre d’étude sur le trauma, CR-IUSMM et École de criminologie, Université de Montréal
Henriette Bilodeau, Ph. D., École des sciences de la gestion, UQAM
Steve Geoffrion, Ph. D., CR-IUSMM et  École de psychoéducation, Université de Montréal

Origine de la recherche

Notre équipe de recherche a réalisé, entre 2009 et 2013, la première phase de l’étude évaluative du  protocole  d’intervention  post-traumatique  (IPT)  en  vigueur  au  CJM-IU  depuis  1999.  Cette étude   visait   principalement   à  mesurer   le  degré   d’implantation   du  protocole   au  sein   de l’établissement  et à répertorier l’ensemble des interventions  préventives  mises en place par les CJ. Les recommandations  du comité de suivi de l’étude ont souligné l’importance de poursuivre les  études  évaluatives,  afin  de  permettre  le  développement  d’interventions  efficaces  pouvant prévenir et réduire les séquelles post-traumatiques  en milieu de travail. Cette nouvelle étude fait suite à la réalisation de la première phase du protocole d’IPT du CJM-IU.

Objectif de l’étude

L’étude  vise  à  comparer  l’évolution  de  trois  cohortes  de  travailleurs  exposés  à  un  incident marquant ou à un incident de violence dans deux CJ, soit le CJM-IU et le CJ Montérégie. L’étude permettra d’évaluer si l’ajout d’une  intervention  préventive  offerte  par  des  pairs-aidants,  telle  que  l’intervention  offerte  par l’équipe   d’intervention   post-traumatique   (ÉIPT)   au   CJM-IU,   a   un   effet   favorable   sur   le rétablissement des travailleurs en CJ exposés à un incident potentiellement traumatique.

Qui est éligible à participer à l’étude ?

Tout employé  exposé,  en tant que victime  ou témoin,  à un incident  marquant ou à un incident de violence dans le cadre de ses fonctions au CJ au cours du dernier mois.

Par exemple, tout employé qui  aurait été :

  • victime d’agression physique (p. ex., coup de poing, coup de pied, attaque armée)
  • victime d’agression verbale (p. e, injures, menace, intimidation)
  • victime d’agression sexuelle
  • témoin de  violence  (p.  ex.,  bagarre  entre  usagers,  acting  out,  geste  d’automutilation, violence subie par un collègue)
  • témoin d’un geste suicidaire (p. ex. tentatives de suicide) ou d’un décès (ex. par suicide, mort accidentelle).

Objectif de recrutement en date du 29 juin 2017 :

  • 56 travailleurs exposés au CJM-IU ayant reçu le soutien de l’ÉIPT
  • 8 travailleurs exposés au CJM-IU n’ayant pas reçu le soutien de l’ÉIPT
  • 27 travailleurs exposés au CJ Montérégie

En quoi consiste la participation à l’étude ?

  1. 1. Remplir un questionnaire  à quatre moments  dans le temps, soit au cours du 1er mois suivant l’incident, puis à 2, 6 et 12 mois. Le questionnaire  portera principalement  sur le bien-être  psychologique  et professionnel  et prendra  environ  50 minutes  à remplir.  Le questionnaire   pourra   être   rempli   en  ligne   (après   réception   d’une   clé  d’activation personnelle) ou en version papier.
  2. 2. (OPTIONNEL) Réaliser une entrevue téléphonique à quatre moments dans le temps, soit au cours du 1er mois suivant l’incident, puis à 2, 6 et 12 mois. L’entrevue portera sur le soutien reçu et les besoins du travailleur suite à l’incident. L’entrevue, d’une durée de 30 à 60 minutes, sera enregistrée pour en permettre l’anal

L’équipe de recherche remettra une indemnité compensatoire de 35 $ par temps de mesure à chaque participant.

OPTIONNEL : L’employé   participant   sera  libéré  d’une  heure  de  travail  pour  compléter   le questionnaire.   Il  sera  également   libéré  d’une  heure  de  travail  pour  la  première  entrevue téléphonique  et  de  30  minutes  pour  les  entrevues  suivantes.  Il  devra  s’entendre  avec  son supérieur sur le moment du dégagement.

Caractère confidentiel des informations recueillies

Les informations  recueillies seront traitées de manière confidentielle  par les chercheurs.  Aucun nom n’apparaîtra  sur les documents,  ni dans les banques  de données.  Il est possible  que les informations  recueillies  fassent  l’objet  de communications  scientifiques.  Dans  de tels cas,  les publications   porteront   uniquement   sur  des  résultats   généraux   et  agglomérés   garantissant l’anonymat. Aucune information personnelle obtenue dans le cadre de ce projet de recherche ne sera  fournie  à  l’employeur.  Un  résumé  des  résultats  globaux  sera  diffusé  par  le  biais  de communiqués  au sein de votre établissement  (p., ex. intranet).  Un rapport  complet  de l’étude sera disponible en ligne sur le site web de l’IRSST.

Retombées de la participation

Par  la  participation  à  cette  étude,  vous  nous  aiderez  à  mieux  comprendre  la  trajectoire  des travailleurs en CJ suite à un incident potentiellement traumatique et à connaître leurs besoins de soutien.   Les   résultats   serviront   notamment   à  bonifier   les   protocoles   d’intervention   post- traumatique  déjà  en place  dans  votre  organisation  afin  qu’ils  soient  efficaces  et adaptés  aux besoins spécifiques des travailleur-ses et de leurs milieux. L’ensemble des CJ, qui comptent plus de  8000  intervenants,  pourront  bénéficier  des  résultats  de  cette  étude  pour  bonifier  leurs pratiques  à  l’égard  des  incidents  traumatiques  en  milieu  de  travail.  De  plus,  les  résultats pourraient également être utiles à d’autres organisations  du secteur de la santé et des services sociaux dont les travailleurs sont à risque élevé d’exposition (p. ex., centres hospitaliers, centres de réadaptation, CSSS).

Qui contacter pour avoir des informations sur l’étude ?

La coordonnatrice du projet au Centre d’étude sur le Trauma:
Mme Isabelle Robichaud, 514-251-4000 #3684, isabelle.robichaud.cemtl@ssss.gouv.qc.ca

 

 Consultez le flyer